Ma césarienne a été programmée car j'ai le bassin trop étroit pour un accouchement par voie basse, d'après la radio du bassin...
Je suis donc rentrée à la clinique le dimanche 10 septembre vers 18h.
Monito = aucune contractions à 11 jours du terme
Avec David, nous repartons donc dans la chambre, et vivons ensemble nos derniers moments à 2. Il ne peut pas passer la nuit avec moi, il me laisse donc seule...
Je vais passer ma dernière nuit avec mon fils dans mon ventre, je profite de ses derniers coups de pieds et hoquets, de ces derniers instants privilégiés entre lui et moi...
Le 11 septembre à 7h30, je suis réveillée par les infirmières : prise de tension + température. Je me rendort puis, vers 8h mon chéri arrive. On se câline un peu, que c'est bon de sentir que je ne suis pas la seule à angoisser ...
Il m'accompagne prendre ma douche, j'espère que nous aurons quelques instants avant qu'on ne vienne me chercher ... Nous revenons, et moins d'une minute plus tard, les brancardiers sont là, il est presque 9h, il faut y aller...
J'ai peur, je serre fort la main de mon chéri qui marche à mes côtés, je le regarde ; il me sourit ; mon c½ur s'emballe...
Je m'apprête à vivre l'heure la plus éprouvante et à la fois magique de toute ma vie sans l'homme de ma vie, le père de mon enfant (dans la clinique où j'ai accouché les papas ne sont pas acceptés au bloc opératoire). Par conséquent, nous vivrons ces instants chacun de notre côté...
On y est, il me dépose un baiser tout tendre, et je rentre au bloc opératoire.
Il y fait froid, ça commence à s'agiter ; une sage-femme, puis une autre, une anesthésiste, mon gynéco ... J'ai peur ... On me pose le tensiomètre qui restera branché en permanence pendant toute la durée de l'opération. Tout va bien, malgré une tension un peu élevée, l'angoisse sûrement.
L'anesthésiste me pique enfin (je dis enfin car ça m'a paru une éternité !) Une douce chaleur envahit rapidement mes membres inférieurs, ça y est je ne sens plus mes jambes.. On m'allonge et là, je me sens mal ; des nausées, je vomis et je me sens partir, ma tension chute ...
J'ai de plus en plus peur, la pensée même de bientôt serrer mon bébé ne me rassure pas.
On m'installe les perfusions, puis le champs. Je suis prête !
Je n'entends plus rien, je suis dans mon monde ... Je vais enfin voir le fruit de notre amour, à Zhom et à moi, mon plus beau cadeau ... Je l'imagine déjà.
Et là, j'entend la sage-femme qui me dit, il a plein de cheveux ... Et j'entend pour la première fois les cris persants de ce bébé, de MON bébé, MON fils ...
Quelques secondes plus tard, la sage-femme me le montre, il me regarde de ses grands yeux, je l'embrasse... Il est beau, propre, tout chaud et il sent bon... C'est encore plus fort que tout ce que j'aurais pu imaginer...
Et là, on me l'enlève ... Le petit être que j'ai porté pendant ses 8 mois 1/2 , il va être loin de moi ... David a gardé Milann en peau à peau jusqu'à mon retour, je suis heureuse qu'il ai pu partager ce moment de complicité avec notre merveille...
On me recoud, puis on m'emmène en salle de réveil, là m'attendent mes deux hommes... Nous allons y passer ce qui m'a paru être 1h, puis de retour dans ma chambre, nous allons découvrir notre fils, Milann , notre plus grande réussite.
Il pesait 2.880kgs et mesurait 48 cms
Je tiens à préciser que je ne regrette en rien le fait de ne pas avoir accouché par voie basse.. Mon accouchement a été le plus beau jour de ma vie ...









